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Économie
Des rénovations qui rapportent Version imprimable Suggérer par mail
Avant de vous mettre à la recherche d’un architecte ou de songer à faire installer une baignoire à remous, commencez par planifier votre projet de rénovation sous l’angle du style de vie et de la valeur ajoutée, suggère Bob Linney, directeur des communications à l’Association canadienne de l’immeuble (ACI).

« Selon une récente étude sur les ventes de maisons au Canada, les propriétaires dépensent en moyenne 32 000 $ après l’achat d’une maison, la plus grosse partie de cette somme allant aux rénovations », révèle Bob Linney. Bien souvent, ils cherchent avant tout à faire augmenter la valeur marchande de leur maison.

Que faut-il rénover?

Pour bien utiliser votre budget consacré aux rénovations, il faut d’abord prendre en considération un certain nombre de facteurs, notamment :

• Votre style de vie. « Imaginez comment vous souhaitez vivre dans votre maison, et pour combien de temps encore », conseille-t-il. Vous devez également penser aux changements qui se produiront dans votre vie. Votre famille s’agrandit-elle ou, au contraire, êtes-vous sur le point de vivre le syndrome du nid vide?

• Votre quartier. « Vous devez investir en fonction du quartier dans lequel vous vivez, explique Bob Linney. Si, par exemple, les maisons valent 200 000 $ dans votre quartier, n’allez pas investir 100 000 $ dans des rénovations. En agissant ainsi, vous ne seriez plus du tout en harmonie avec le marché immobilier. »

• La fonctionnalité. « Effectuez vos rénovations pour améliorer le confort de votre maison et non seulement sa valeur de revente », poursuit-il. Si vos rénovations ne contribuent pas à améliorer votre qualité de vie, il en sera de même pour un futur acheteur.

• Le financement. Étant donné toutes les possibilités qui s’offrent à vous – depuis la marge de crédit jusqu’au prêt sur la valeur nette de votre propriété –, il serait peut-être avantageux de consulter un spécialiste en la matière afin de choisir celle qui vous convient le mieux.

• L’impôt foncier. Si la valeur de votre maison augmente, votre impôt foncier pourrait bien en faire autant. Selon Bob Linney « l’impôt foncier est devenu le problème numéro un des acheteurs, dans tout le pays. »

Les rénovations qui s’avèrent payantes

Certaines rénovations sont plus susceptibles que d’autres d’être amorties lors de la revente de votre maison. Voici, selon Bob Linney, les plus payantes à ce chapitre :

• La cuisine et la salle de bain. « Les rénovations effectuées dans ces deux pièces sont les plus rentables, constate Bob Linney. Si vous souhaitez rénover en vue d’une revente, c’est là que vous devriez concentrer vos efforts. »

• L’efficacité énergétique. « Faites des améliorations qui augmenteront l’efficacité énergétique de votre maison; par exemple, remplacez vos fenêtres, refaites l’isolation ou installez une thermopompe, préconise-t-il. Cela est particulièrement important si votre maison a plus de 25 ans. » Un sondage de l’ACI, effectué en mars 2007, révèle que les acheteurs se renseignent toujours sur l’efficacité énergétique des maisons.

• Les réfections à l’extérieur. Assurez-vous que votre maison correspond au style architectural des autres constructions de votre quartier. « Il faut que votre maison s’harmonise à son environnement, souligne-t-il. Par exemple, il est disgracieux d’ajouter un étage à une maison dans une rue où il n’y a que des maisons de plain-pied; ou encore, une façade de maçonnerie en pierres détonnera dans un quartier où toutes les maisons sont en bois. »

Ce qu’il ne faut pas faire

Y a-t-il des rénovations qu’il vaudrait mieux ne pas entreprendre? Bien sûr! Bob Linney met en garde contre deux types d’améliorations qui, sur le plan de la valeur marchande, n’en sont pas :

• Installer une piscine. « Beaucoup de gens croient qu’une piscine fait augmenter la valeur d’une maison. Or, en général, ce n’est pas le cas, prévient Bob Linney. Une piscine – creusée ou hors terre, intérieure ou extérieure – pourrait avoir pour effet que votre maison intéressera seulement un certain type d’acheteurs potentiels. »

• Dépasser la mesure. Il rappelle également aux propriétaires d’effectuer des rénovations fonctionnelles dans un style qui est susceptible de plaire au plus grand nombre. « En matière de décoration, tout ce qui est excessif risque de refroidir les acheteurs plutôt que de les enthousiasmer », analyse-t-il.

Pour obtenir de bons conseils

Pour savoir quelles rénovations seraient les plus appropriées dans votre maison, consultez votre agent immobilier. « Ce genre de conseil fait partie des services offerts par un agent immobilier, nous dit Bob Linney. Les agents immobiliers savent quelles caractéristiques ont la cote dans votre quartier et, par conséquent, feront augmenter la valeur marchande de votre maison. »

Pour en savoir plus sur la revente de votre maison, visitez www.olivex.ca pour trouver les coordonnées d'un agent immobilier dans votre quartier.

Des rénovations bien planifiées et solidement assurées

Tout travail de rénovation – qu’il s’agisse de moderniser votre cuisine ou d’agrandir votre maison – mérite que vous téléphoniez à votre assureur. La meilleure façon d’obtenir toute la protection dont vous avez besoin, c’est de garder votre police d’assurance habitation bien à jour. Lorsque vous mettez à jour votre police, n’oubliez pas d’ajouter à la liste de vos biens les électroménagers, meubles et articles de décoration dont vous venez de faire l’acquisition dans le cadre de vos rénovations.


Sources Association canadienne de l’immeuble
 
Le taux de chômage canadien recule à 6 % Version imprimable Suggérer par mail
En baissant de 0,1 %, il atteint son niveau le plus bas depuis 1974

Ottawa -- Le taux national de chômage a fléchi de 0,1 point à 6 %, en juillet comparé à juin. C'est le niveau le plus bas depuis 1974, rappelait hier Statistique Canada.

Le mois dernier, l'emploi a assez peu varié, l'agence fédérale voyant créer 19 700 emplois à temps plein et se perdre 8400 postes à temps partiel, pour un ajout net de 11 300.

La croissance de l'emploi jusqu'ici en 2007 est de 1,3 %, tout comme aux sept premiers mois de 2006. Cette année, l'emploi progresse surtout dans les services professionnels, techniques et scientifiques, dans le secteur qui En baissant de 0,1 %, il atteint son niveau le plus bas depuis 1974

Ottawa -- Le taux national de chômage a fléchi de 0,1 point à 6 %, en juillet comparé à juin. C'est le niveau le plus bas depuis 1974, rappelait hier Statistique Canada.

Le mois dernier, l'emploi a assez peu varié, l'agence fédérale voyant créer 19 700 emplois à temps plein et se perdre 8400 postes à temps partiel, pour un ajout net de 11 300.

La croissance de l'emploi jusqu'ici en 2007 est de 1,3 %, tout comme aux sept premiers mois de 2006. Cette année, l'emploi progresse surtout dans les services professionnels, techniques et scientifiques, dans le secteur qui réunit information, culture, loisirs et dans celui du commerce. Durant la même période en 2006, les progrès touchaient d'abord la santé et services sociaux ainsi que le secteur des finances, assurances et immobilier.

À l'inverse, l'emploi a encore diminué dans le secteur manufacturier, à raison de 72 000 postes jusqu'ici en 2007, soit la même ampleur que les pertes survenues un an plus tôt.

L'Alberta est la seule province à montrer une hausse «significative» en juillet, note Statistique Canada, avec l'ajout de 14 000 postes à son économie. En termes de taux d'emploi, la province riche en hydrocarbures atteint un record de 71,6 %; en conséquence, le taux de chômage le mois dernier y a dégringolé de 0,5 à 3,3 %.

Au Québec, l'agence calcule une perte nette de 400 emplois de juin à juillet, alors que 12 500 postes à temps plein sont disparus et 12 100 à temps partiel sont advenus; ceci a laissé le chômage inchangé à 6,9 %, soit le plus faible en 33 ans. Quant au taux d'emploi qui restait stable à 6,1 %, il est à «un sommet inégalé».

À Québec, le ministre de l'Emploi Sam Hamad a affirmé que «le Québec est maintenant presque à égalité avec l'Ontario en ce qui a trait au taux de chômage».

Justement, l'emploi global n'a presque pas bougé en Ontario et le chômage s'y établissait à 6,6 % en juillet, tandis qu'au Nouveau-Brunswick, le taux était de 7,2 %.

Chez les jeunes, soit la tranche des 15 à 24 ans, le chômage est tombé à un creux de 10,6 % au Canada, soit un recul de 1,3 % depuis juillet 2006. Il s'agit pour ces travailleurs de leur plus faible taux de chômage depuis septembre 1989, signale l'agence fédérale.

Celle-ci calcule par ailleurs qu'en moyenne nationale, le salaire horaire des employés était de 3,7 % plus élevé qu'en juillet 2006. Ce gain est nettement supérieur au plus récent taux annuel d'inflation, soit 2,2 % établi par l'indice des prix à la consommation.

À Toronto, parmi les économistes, ceux de la Banque Royale prédisent dans une analyse une hausse de 0,25 % du taux d'intérêt directeur de la Banque du Canada, à sa décision de septembre, suivie par une autre semblable en octobre et une troisième au début de 2008.

Source Journal Le Devoir
 
On construit plus à Gatineau qu'à Ottawa Version imprimable Suggérer par mail
La construction résidentielle a connu une baisse significative cet été à Ottawa, alors qu'à Gatineau elle a poursuivi sa progression.

Selon les données de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), en comparant le mois de juillet 2006 à celui de 2007, on constate une baisse de 26 % des mises en chantier à Ottawa pour les habitations de type multifamilial. Durant cette période l'an dernier, 908 unités ont été construites, contre 672 le mois dernier.

L'analyste régional à la SCHL, David Lan, explique que ce ralentissement touche surtout la construction de condos et d'autres projets domiciliaires à l'exception des maisons unifamiliales.

"Il s'agit en quelque sorte d'un retour à la normale graduel, après les années de boom, dit-il. Aussi, on peut expliquer cette diminution par le fait que le marché de l'emploi se porte bien à Ottawa avec un faible taux de chômage, donc les gens ont les moyens d'acheter des maisons unifamiliales plutôt que des condos."

La construction de maisons unifamiliales a d'ailleurs poursuivi sa progression, avec une hausse de 13 % depuis janvier.

Les secteurs de la ville ayant connu une diminution sont Nepean, Kanata et Cumberland, alors que Goulbourn a fait les meilleurs gains, accueillant 459 nouvelles habitations depuis janvier.

À l'inverse de sa voisine, Gatineau est une des villes du Québec où l'augmentation des mises en chantier a été la plus forte avec une hausse de 62 % cette année par rapport à l'an dernier.

Les projets de résidences individuelles ont augmenté, connaissant une hausse de 17 % en juillet dernier par rapport à juillet 2006. Les logements collectifs ont pour leur part plus que doublé pour cette même période, passant de 82 mises en chantier à 188.

Condo ou copropriété

"À Gatineau, les gens sont encore beaucoup portés à acheter des condos ou à acheter en copropriété, souhaitant des produits plus abordables et rentables. La Ville fait aussi la promotion de la densification et favorise les projets multirésidentiels", indique l'analyste à la SCHL, Sandra Girard. Tant à Gatineau qu'à Ottawa, les acheteurs devront s'attendre à payer plus cher pour faire l'acquisition d'une maison. Selon les perspectives à moyen terme de la SCHL, le prix moyen des propriétés augmentera des deux côtés de la rivière des Outaouais.

"À Ottawa, le prix des maisons augmentera de 10 000 $ cette année, passant de 257 000 $ à 265 000 $. À Gatineau on s'attend à ce qu'il grimpe de 172 500 $ en 2006 à 183 000 $ pour l'an prochain", indique l'analyste à la SCHL, François Blouin.

Macro-économie | Construction et immobilier | Construction résidentielle | Marché des prêts | Chômage | SCHL

Source Journal Le Droit
 
Crise immobilière; Le Canada peu à risque Version imprimable Suggérer par mail
L'entreprise de refinancement hypothécaire American Home Mortgage s'est placée lundi sous la protection de la loi sur les faillites. Plus d'une cinquantaine de compagnies qui contractaient elles aussi des prêts à haut risque ont fait de même cette année, laissant craindre le pire dans le secteur immobilier américain. Le Canada pourrait-il être victime d'une telle hécatombe?

Deux spécialistes en économie croient qu'il est peu probable qu'une telle vague touche le pays. Selon Vincent Delisle, stratège à la Banque Scotia, les institutions financières canadiennes ont été bien moins voraces qu'aux États-Unis et n'ont pas consenti autant de prêts à des ménages n'en ayant pas les moyens.

Il estime en outre que le prix des maisons risque moins de subir une chute dramatique comme aux États-Unis, où trop de nouvelles maisons ont fait leur apparition sur le marché, ce qui a provoqué une baisse de la valeur globale des résidences.

Deux éléments expliquent les différences entre les États-Unis et le Canada: il n'y a pas eu la même exagération dans la construction et la même imagination dans les nouveaux produits hypothécaires. — Vincent Delisle, stratège à la Banque Scotia

Le professeur Maurice Marchon, qui enseigne à HEC Montréal, estime qu'un système de prêt à haut risque comme celui des subprime, mis en cause dans les difficultés du marché immobilier aux États-Unis, est très peu développé au Canada, ce qui réduit d'autant les risques.

Les « subprime »
Aux États-Unis, les personnes qui n'ont pas eu accès à un prêt par la voie traditionnelle des banques à cause d'une mauvaise cote de crédit peuvent emprunter à des particuliers ou à des courtiers hypothécaires, moyennant un taux d'intérêt généralement plus élevé (qu'on réduisait artificiellement au départ pour attirer les clients potentiels).

Pas totalement à l'abri

M. Delisle, de la Banque Scotia, pense que le Canada pourrait quand même ressentir des remous de la crise qui secoue les États-Unis. D'une part, si les consommateurs américains achètent moins, les exportations canadiennes en souffriront.

D'autre part, le stratège indique que « la notion de risque refait surface » sur les marchés. Autrement dit, les prêteurs sont plus frileux, ce qui nuit à la croissance économique. C'est le cas particulièrement aux États-Unis, au Canada également, mais dans une moindre mesure.

Toutefois, comme le constate M. Marchon en citant le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, il serait surprenant que les grandes institutions financières comme les banques soient touchées directement par « un effet de contagion », qui ne touche maintenant que les courtiers.

M. Delisle voit tout de même matière à inquiétude, puisqu'aux États-Unis, American Home Mortgage n'était pas spécialisée dans les prêts à risque, mais dans le nearprime, c'est-à-dire dans les hypothèques consenties à des ménages qui se qualifiaient presque avec des banques traditionnelles.

Plusieurs éléments ont contribué à la situation particulièrement difficile que vivent les États-Unis. Au premier chef sont montrés du doigt les prêts dits subprime, à cause desquels des centaines de milliers de personnes qui n'avaient pas les moyens d'emprunter l'ont fait.

Or, après avoir été attirées par des taux d'intérêt de départ ridicules, elles se sont vite retrouvées dans l'incapacité de payer leurs hypothèques lorsque le véritable taux, souvent plus élevé que dans les banques, est entré en vigueur.

Un grand nombre de maisons ont donc été récupérées par les courtiers hypothécaires. Cet afflux important sur le marché a beaucoup fait baisser la valeur des résidences, et les prêteurs ont subi d'énormes déficits en les revendant ou en les refinançant à perte, ce qui en a forcé plusieurs à déclarer faillite.

Même s'ils prêtaient à des personnes jugées à risque, les courtiers se croyaient blindés étant donné que pendant quelques années au 21e siècle, une bulle immobilière a fait croître le prix des maisons à un rythme annuel plus grand que les taux d'intérêt des subprime. Donc, même si un client était un mauvais payeur, les courtiers récupéraient la perte en vendant ou en refinançant la maison beaucoup plus cher.

Selon M. Marchon, les courtiers hypothécaires ont commis une grave erreur en croyant que le prix des maisons allait gonfler indéfiniment.

Les courtiers ont sous-évalué les risques. Ils ont prêté sans retenue. Quand ça va bien, on ambitionne. — Maurice Marchon, professeur à HEC

Par conséquent, de moins en moins de personnes sont maintenant prêtes à investir dans des fonds hypothécaires gérés par des compagnies comme American Home Mortgage, ce qui provoque une baisse du nombre de prêts et fait craindre un ralentissement très grave de l'industrie de la construction américaine.

Source Radio-Canada
 
Crise immobilière; Le Canada peu à risque Version imprimable Suggérer par mail
L'entreprise de refinancement hypothécaire American Home Mortgage s'est placée lundi sous la protection de la loi sur les faillites. Plus d'une cinquantaine de compagnies qui contractaient elles aussi des prêts à haut risque ont fait de même cette année, laissant craindre le pire dans le secteur immobilier américain. Le Canada pourrait-il être victime d'une telle hécatombe?

Deux spécialistes en économie croient qu'il est peu probable qu'une telle vague touche le pays. Selon Vincent Delisle, stratège à la Banque Scotia, les institutions financières canadiennes ont été bien moins voraces qu'aux États-Unis et n'ont pas consenti autant de prêts à des ménages n'en ayant pas les moyens.

Il estime en outre que le prix des maisons risque moins de subir une chute dramatique comme aux États-Unis, où trop de nouvelles maisons ont fait leur apparition sur le marché, ce qui a provoqué une baisse de la valeur globale des résidences.

Deux éléments expliquent les différences entre les États-Unis et le Canada: il n'y a pas eu la même exagération dans la construction et la même imagination dans les nouveaux produits hypothécaires. — Vincent Delisle, stratège à la Banque Scotia

Le professeur Maurice Marchon, qui enseigne à HEC Montréal, estime qu'un système de prêt à haut risque comme celui des subprime, mis en cause dans les difficultés du marché immobilier aux États-Unis, est très peu développé au Canada, ce qui réduit d'autant les risques.

Les « subprime »
Aux États-Unis, les personnes qui n'ont pas eu accès à un prêt par la voie traditionnelle des banques à cause d'une mauvaise cote de crédit peuvent emprunter à des particuliers ou à des courtiers hypothécaires, moyennant un taux d'intérêt généralement plus élevé (qu'on réduisait artificiellement au départ pour attirer les clients potentiels).

Pas totalement à l'abri

M. Delisle, de la Banque Scotia, pense que le Canada pourrait quand même ressentir des remous de la crise qui secoue les États-Unis. D'une part, si les consommateurs américains achètent moins, les exportations canadiennes en souffriront.

D'autre part, le stratège indique que « la notion de risque refait surface » sur les marchés. Autrement dit, les prêteurs sont plus frileux, ce qui nuit à la croissance économique. C'est le cas particulièrement aux États-Unis, au Canada également, mais dans une moindre mesure.

Toutefois, comme le constate M. Marchon en citant le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, il serait surprenant que les grandes institutions financières comme les banques soient touchées directement par « un effet de contagion », qui ne touche maintenant que les courtiers.

M. Delisle voit tout de même matière à inquiétude, puisqu'aux États-Unis, American Home Mortgage n'était pas spécialisée dans les prêts à risque, mais dans le nearprime, c'est-à-dire dans les hypothèques consenties à des ménages qui se qualifiaient presque avec des banques traditionnelles.

Plusieurs éléments ont contribué à la situation particulièrement difficile que vivent les États-Unis. Au premier chef sont montrés du doigt les prêts dits subprime, à cause desquels des centaines de milliers de personnes qui n'avaient pas les moyens d'emprunter l'ont fait.

Or, après avoir été attirées par des taux d'intérêt de départ ridicules, elles se sont vite retrouvées dans l'incapacité de payer leurs hypothèques lorsque le véritable taux, souvent plus élevé que dans les banques, est entré en vigueur.

Un grand nombre de maisons ont donc été récupérées par les courtiers hypothécaires. Cet afflux important sur le marché a beaucoup fait baisser la valeur des résidences, et les prêteurs ont subi d'énormes déficits en les revendant ou en les refinançant à perte, ce qui en a forcé plusieurs à déclarer faillite.

Même s'ils prêtaient à des personnes jugées à risque, les courtiers se croyaient blindés étant donné que pendant quelques années au 21e siècle, une bulle immobilière a fait croître le prix des maisons à un rythme annuel plus grand que les taux d'intérêt des subprime. Donc, même si un client était un mauvais payeur, les courtiers récupéraient la perte en vendant ou en refinançant la maison beaucoup plus cher.

Selon M. Marchon, les courtiers hypothécaires ont commis une grave erreur en croyant que le prix des maisons allait gonfler indéfiniment.

Les courtiers ont sous-évalué les risques. Ils ont prêté sans retenue. Quand ça va bien, on ambitionne. — Maurice Marchon, professeur à HEC

Par conséquent, de moins en moins de personnes sont maintenant prêtes à investir dans des fonds hypothécaires gérés par des compagnies comme American Home Mortgage, ce qui provoque une baisse du nombre de prêts et fait craindre un ralentissement très grave de l'industrie de la construction américaine.

Source Radio-Canada
 
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