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Économie
La construction résidentielle chutera de 20% d'ici 2011 Version imprimable Suggérer par mail
Les dépenses en construction résidentielle reculeront de près de 20% d'ici 2011, prévoit une étude de la firme Secor réalisée pour le compte de l'Association de la construction du Québec.

La baisse sera de 19,5 pour cent entre les périodes 2002-2006 et 2007-2011, selon le rapport. Il s'agit de tout un contraste avec la croissance de 73,5 pour cent que le secteur a enregistrée entre 1997-2001 et 2002-2006.

Par contre, les dépenses dans le secteur non résidentiel progresseront de 38,2 pour cent d'ici 2011, après avoir crû de 19,5 pour cent entre 1997-2001 et 2002-2006. C'est le secteur institutionnel et commercial qui prendra les devants avec une croissance annuelle de 12,9 pour cent entre 2007 et 2011, surtout grâce aux projets de mégahôpitaux à Montréal.

Face à ce ralentissement, les entrepreneurs devront continuer à améliorer la qualité de leurs travaux et leur productivité, souligne l'étude.

Source Presse Canadienne
 
RÉNOVATION - Attention aux isolants mousse Version imprimable Suggérer par mail
Si les murs de votre sous-sol sont garnis d'isolant mousse rigide bleu, blanc ou vert et que celui-ci est visible ou à découvert, hâtez-vous de l'habiller de gypse. Car les gaz qu'il dégage, lors d'un incendie, sont hautement toxiques et peuvent provoquer la mort s'ils sont entraînés en haut, à votre insu. Pendant votre sommeil, par exemple.

Le Code national du bâtiment oblige, à présent, les constructeurs à barder de gypse, comme «retardateur» de feu, les panneaux d'isolant. C'est sérieux.

«À Québec, si un préventionniste se rend chez vous et qu'il s'aperçoive que l'isolant mousse au sous-sol est à nu, il ne passera pas par quatre chemins : il vous obligera à le couvrir de gypse. Car le danger est réel. Même les fabricants insistent, dans leur mode d'emploi, pour que vous le fassiez», précise la capitaine Ghislaine Lemieux, de la division prévention du Service de protection contre les incendies de la Ville de Québec.
Par ailleurs, le risque est considérablement accru, met-elle en garde, s'il n'y a pas d'avertisseur de fumée, au plafond et à au moins six pouces des murs, avant la montée de l'escalier. Il peut bien y en avoir un, s'il n'est pas fonctionnel, «on n'est pas plus avancé».

«Supposez que le feu prenne au sous-sol et qu'il atteigne l'isolant. Il fondra et, ce faisant, produira des vapeurs toxiques. Elles seront vraisemblablement entraînées vers le haut, par effet de cheminée, par la cage d'escalier», détaille l'officière à la prévention.

Si vous dormez et que nul avertisseur de fumée ne vous ait alerté, vous pourriez être emporté avant même que les pompiers n'arrivent tellement les vapeurs sont radicales.
Couvert de gypse, en revanche, l'isolant mettra plus de temps avant de s'enflammer. D'où l'importance de l'avertisseur. Ainsi, vous pourrez immédiatement appréhender le danger et agir.

«C'est du gypse qu'il faut. Jamais de couvrement tels les préfinis. Car ces derniers, qui sont plutôt des accélérateurs de feu que des retardateurs, sont hautement inflammables et atteindront l'isolant dans le temps de le dire et l'attaqueront de toutes parts», continue le capitaine Lemieux.

Même chose pour les murs, souvent de surface irrégulière, couverts cette fois d'uréthane giclé. S'il ne s'y superpose pas une barrière thermique ignifuge homologuée et expressément destinée à cette fin, «il faudra s'employer à recouvrir coûte que coûte les parois de gypse», conclut-elle.
Assureurs

Les assureurs de dommages, quant à eux, ne se laissent pas prier normalement pour les pertes matérielles causées par le feu. Même dans ce cas. Ils ne couvrent pas les pertes de vie, bien entendu.

«Mais si des visiteurs se trouvent à la maison, que l'un d'eux ait été gravement incommodé par les gaz ou qu'il y ait succombé, vaut mieux, pour le propriétaire, qu'il ait une très bonne couverture en matière de responsabilité civile», croit le conseiller en affaires publiques du Bureau d'assurance du Canada Alexandre Royer. Ce qui n'écarte pas la possibilité que se superpose un recours pour négligence criminelle s'il n'avait couvert l'isolant de gypse ni pris la peine de se pourvoir d'un avertisseur de fumée.

Source Le Soleil
 
La Banque TD, le Conference Board et la CIBC sont optimistes Version imprimable Suggérer par mail
Le Canada résistera aux sérieux problèmes apparus cet été sur le marché du crédit, aux États-Unis surtout, indiquait jeudi une étude d'économistes de la Banque TD (TD).

Dans son rapport trimestriel, la TD note que la volatilité financière et les difficultés de certains secteurs, dont le notoire marché du papier commercial adossé à des actifs (PCAA) au Canada, ont jeté un doute sur les perspectives économiques en Amérique du Nord. Toutefois l'économie canadienne devrait survivre à cette turbulence financière, même si elle sera freinée par la vigueur du dollar canadien et les faiblesses de l'économie américaine.

Selon un économiste de la Banque TD, Craig Alexander, il est trop facile de succomber au pessimisme ressenti ces temps-ci envers l'économie des É-U. Il croit que le repli du marché immobilier est loin d'être terminé et que, à court terme, les prêteurs vont sans doute réduire la disponibilité du crédit.

Malgré cela, la prévision de l'institution torontoise a peu changé, soit une croissance de 2 pour cent du produit intérieur brut (PIB) cette année et de 2,4 pour cent en 2008. En 2006, cette mesure de l'économie états-unienne affichait un gain de 3,3 pour cent à rythme annualisé. En outre, d'après la TD, l'économie américaine continuera de ralentir en 2008, mais une récession est peu probable.

Au Canada, la croissance du PIB devrait être de 2,6 pour cent cette année et de 2,3 pour cent en 2008. En 2006, elle avait été de 2,8 pour cent en écart annuel.

Au Canada, la volatilité financière n'aura qu'un impact indirect sur l'économie intérieure. La demande en exportations canadiennes baissera à cause du présent marasme aux É.-U. tandis que de la force du dollar canadien, maintenant à parité avec l'américain, aggravera la faible demande de ce voisin.

La TD s'attend à ce que le huard cote à peu près au pair pendant les six prochains mois ou qu'il y soit un peu supérieur, puis redescende aux environs de 95 cents US vers la fin de 2008.

L'appréciation de la devise depuis sa dernière décision sur le taux directeur, conjuguée au récent repli aux États-Unis, suggèrent que la Banque du Canada ne bougera pas le mardi 16 octobre, observe la TD.

Cependant, comme le risque d'inflation persiste, on peut s'attendre à ce que le prochain geste posé sera une hausse des taux, prévient la banque.

À Ottawa, l'institut Conference Board abonde en ce sens. L'économie canadienne ne devrait pas pâtir sérieusement du naufrage des hypothèques à risque aux É-U. si l'ensemble de leur économie évite une récession. L'aperçu robuste pour l'économie intérieure du Canada compensera pour les exportations touchées par la conjoncture, alors que la plupart des banques canadiennes ont peu d'exposition directe segment subprime du marché des hypothèques.

Si la croissance risque bien de s'amortir, analyse l'institut privé, l'économie canadienne demeurera en expansion car une récession générale aux États-Unis est jugée peu probable.

Néanmoins les malheurs du marché résidentiel du pays voisin devraient persister au moins jusqu'à l'automne de 2008, anticipe le Conference Board. Les conséquences n'ont pas fini de se développer et il encore trop tôt pour les évaluer, a souligné l'économiste Glen Hodgson.

Par ailleurs, de l'avis de la Banque CIBC (CIBC), les marchés boursiers semblent indiquer que le pire est passé s'agissant des difficultés du marché du crédit. Même si le segment du papier commercial adossé à des créances (PCAC) est au creux de la vague, nous sommes de plus en plus convaincus que le gros des problèmes des marchés du crédit est derrière nous, écrit l'économiste Jeff Rubin.

La CIBC prévoit que, grâce à de meilleures liquidités et à la poussée du cours du pétrole, à la reprise dans le segment des métaux de base et d'autres baisses des taux d'intérêt aux États-Unis, l'indice torontois S&P/TSX non seulement atteindrait 15 000 points d'ici la fin de l'année mais montera encore plus haut en 2008.

Source Webfin argent
 
Habiter en ville coût de plus en plus cher Version imprimable Suggérer par mail
Les prix des maisons dans les grandes villes canadiennes ont continué d'afficher de fortes hausses cet été, a rapporté jeudi Services immobiliers Royal LePage (TSX:RSF.UN).

Selon le sondage trimestriel de l'entreprise sur le marché de la revente de maisons, le prix moyen d'un condominium au Canada a grimpé de 15,7 % au troisième trimestre par rapport à l'année dernière, pour atteindre 241 818 $, tandis que le prix moyen d'une propriété à deux étages a progressé de 13,4 % à 407 613 $ et que le prix d'un bungalow a pris 14,3 % à 340 941 $.

"Tout comme le dollar canadien, le marché canadien de l'habitation suit son propre cours, de façon bien indépendante des Etats-Unis et de leur devise et de la condition de leur marché du logement", a estimé Phil Soper, chef de la direction de l'agence immobilière nationale.

"La force du dollar canadien, et le fait que le pays s'y ajuste bien, gardera les taux d'intérêt à leur niveau actuel, soit bas à modéré, ce qui augure bien pour les acheteurs qui cherchent à entrer sur le marché."

Saskatoon a enregistré la plus importante hausse par rapport à l'an dernier, plus de 60 %, tandis qu'une maison type à deux étages a vu sa valeur grimper de 55 pour cent à Saint John, au Nouveau-Brunswick, de 27 pour cent à Fredericton, de 26 % à Edmonton, de 17,5 % à Calgary, de 15 % à Winnipeg et de 11 % à Vancouver.

L'enquête de Royal LePage, qui s'attarde à 250 quartiers dans 16 villes, a noté que le marché de l'Alberta semble prendre un répit à la suite d'un intense niveau d'activité.

Le nombre de propriétaires a aussi grimpé à Montréal, habituellement considérée comme une ville de locataires.

Quant au marché torontois, il a "continué à établir des records pendant l'été". Une maison à deux étages s'y vend pour environ 523 320 $, une hausse de neuf pour cent par rapport à l'an dernier.

Source Presse Canadienne
 
Le Canada a de la place pour davantage d'hypothèques "exotiques" Version imprimable Suggérer par mail
Un économiste de premier plan affirme que le marché canadien de l'immobilier pourrait s'accommoder sans problème d'une croissance du nombre d'hypothèques "exotiques", en dépit de l'effondrement du marché américain des hypothèques à risque.

Benjamin Tal, économiste en chef chez Marchés mondiaux CIBC, a écrit dans un rapport rendu public lundi que les Etats-Unis traversaient actuellement une crise du crédit en raison de leur recours excessif à des produits hypothécaires atypiques - parmi lesquels un grand nombre vendus aux clients du marché des hypothèques à risque.

Les hypothèques jugées "exotiques" incluent celles prévoyant des taux d'intérêt de lancement peu élevés, le paiement des seuls intérêts ou encore des périodes d'amortissement de plus de 40 ans.

Les emprunteurs comptant de piètres antécédents en matière de crédit occupent 20 pour cent du marché hypothécaire américain, alors que les détenteurs d'hypothèques à risque ne représentent que cinq pour cent du marché canadien.

Selon M. Tal, cela signifie qu'il est encore possible pour les produits inhabituels d'évoluer sans risque que le marché n'implose au pays, où les habitudes de prêt sont beaucoup plus conservatrices.

L'économiste a rédigé son rapport en réaction aux propos récemment tenus par le gouverneur de la Banque du Canada, David Dodge, qui a affirmé que certains produits, notamment les prêts hypothécaires prévoyant une longue période d'amortissement, avaient provoqué une surchauffe du marché immobilier.

"Et qui pourrait le lui reprocher, compte tenu de ce qui s'est passé au sud de la frontière?", a écrit M. Tal dans son rapport.

"Aux yeux de plusieurs, l'effondrement du marché américain des hypothèques à risque a peint le marché hypothécaire en noir et blanc: les hypothèques classiques sont bonnes, tout le reste est mauvais", a ajouté l'économiste.

Source Presse Canadienne
 
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