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Le marché canadien de l'habitation devrait demeurer solide et stable jusqu'à la fin de 2007 |
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Le marché canadien de la revente domiciliaire a terminé le deuxième trimestre sur des bases solides et stables, marqué par un étonnant dynamisme. De telles conditions favorables devraient prévaloir jusqu'à la fin de l'année; en effet, on prévoit que toutes les régions du pays connaîtront une hausse du prix moyen des propriétés. De plus, des gains supérieurs à 10 % devraient être enregistrés à Edmonton, à Calgary, à Winnipeg et à Regina, selon un rapport publié aujourd'hui par les Services immobiliers Royal LePage.
Reflet de la croissance et de l'activité observées au cours du premier semestre sur l'ensemble des marchés canadiens, on prévoit à l'échelle nationale une augmentation de 9,5 % du prix moyen des propriétés, qui devrait atteindre 303 300 $, dépassant pour la première fois le seuil des 300 000 $, ainsi qu'une hausse de 8 % du nombre de transactions, qui pourraient se chiffrer à 522 306 unités vendues d'ici la fin de 2007.
« La tendance du début de l'année, qui a largement surpassé les attentes, s'est poursuivie au deuxième trimestre, alliant les effets d'un marché printanier typiquement dynamique à ceux d'une hausse marquée des prix dans presque toutes les régions du pays. Ces conditions devraient contribuer à soutenir la vigueur du marché canadien de l'habitation jusqu'à la fin de l'année », a déclaré Phil Soper, président et chef de la direction, Services immobiliers Royal LePage. « En ce début de deuxième semestre, nous prévoyons d'importantes augmentations des prix dans certaines régions de l'Ouest et d'autres, plus modestes, soit d'environ 5 %, dans les provinces du Centre et du Canada atlantique. »
M. Soper a ajouté : « Actuellement, la tendance la plus importante sur le marché immobilier au pays est l'intérêt extraordinaire que les Canadiens, d'un océan à l'autre, portent toujours à l'achat et à la vente de propriétés. Cette année, le nombre considérable de transactions sur le marché de l'habitation a largement dépassé les attentes. De plus, alors que nous amorçons le deuxième semestre, le marché continue d'afficher un dynamisme étonnant. »
La Saskatchewan compte maintenant parmi les marchés reconnus pour leur activité fébrile et la flambée des prix des propriétés. À Regina et à Saskatoon, le nombre record de maisons vendues au deuxième trimestre est attribuable au flot des anciens résidants de la province qui reviennent en Saskatchewan après avoir séjourné en Alberta, où le coût de la vie est plus élevé. Ces conditions devraient demeurer présentes sur ces marchés, mais à un rythme un peu plus modéré.
L'économie en plein essor de l'Alberta, riche en ressources, a continué à attirer les acheteurs dans la province; toutefois, l'activité et la flambée des prix observées à Calgary et à Edmonton au cours des dix-huit derniers mois ont commencé à afficher une certaine modération, et ces marchés devraient revenir à des conditions plus équilibrées d'ici la fin de l'année. Le fait le plus marquant à Calgary au cours du deuxième trimestre est la hausse appréciable du nombre de propriétés sur le marché; en effet, certains vendeurs ont décidé de profiter de l'augmentation de la valeur de leur maison. Ce nombre accru de propriétés à vendre, combiné à l'effet modérateur que des prix élevés exercent sur la demande, entraîne des conditions plus équilibrées et une stabilisation de la hausse du prix moyen des propriétés.
Au cours des prochains mois, les marchés des provinces du Centre du Canada devraient continuer à profiter de conditions équilibrées. Il faut toutefois s'attendre à hausses légèrement plus modestes, car nous amorçons le deuxième semestre, période traditionnellement plus calme. Une économie et un marché de l'emploi en plein essor, la croissance de la population ainsi que la reconnaissance du fait qu'investir dans l'immobilier est une bonne décision constituent des facteurs qui continueront d'attirer les acheteurs et feront augmenter la demande.
À Toronto, une hausse inhabituelle de l'activité pourrait être observée à l'automne, en raison de la réaction de certains acheteurs à l'augmentation proposée des droits de cession immobilière dans la région. En effet, certains acheteurs pourraient décider d'acheter avant que ces nouvelles mesures fiscales n'entrent en vigueur.
La croissance prévue dans le secteur pétrolier à St. John's, à Saint John et à Fredericton devrait se traduire par la création d'une multitude d'emplois dans le Canada atlantique et contribuer au maintien de la vigueur du marché dans l'Est du Canada, tout en compensant pour les pertes importantes d'ouvriers qualifiés qui ont migré vers l'Alberta.
M. Soper a ajouté : « Au cours du premier semestre, d'excellentes conditions économiques ont renforcé la confiance des consommateurs, et des prix abordables se sont traduits par une hausse de la demande dans l'ensemble du pays. Dans la plupart des provinces, le nombre de propriétés sur le marché était légèrement supérieur, d'une année sur l'autre, ce qui a permis de passer à un marché national plus équilibré. »
Parmi les types de propriétés étudiés dans le cadre du sondage, ce sont les bungalows individuels qui ont enregistré la plus forte hausse de prix moyen, qui a grimpé à 338 738 $ (15,4 %), suivis par les maisons standard à deux étages, dont le prix moyen a grimpé à 399 469 $ (13,2 %), et les appartements en copropriété standard, dont le prix moyen a atteint 238 784 $ (15,1 %), d'une année sur l'autre.
Sommaires régionaux Au cours du deuxième trimestre, le marché de l'habitation a conservé sa vigueur à Halifax; on prévoit qu'il demeurera solide jusqu'à la fin de l'année. Ce sont surtout les premiers acheteurs qui ont stimulé l'activité du marché au cours du trimestre. Les propriétés de moins de 300 000 $ ont été les plus en demande.
À Moncton, on a observé une forte activité du côté des ventes; la diminution du nombre de propriétés sur le marché s'est traduite par une situation favorable pour les vendeurs. Les prix y sont demeurés abordables; c'est à Moncton que l'on observe les prix les plus abordables dans la province. Le marché devrait rester dynamique tout le reste de l'année. On prévoit également une légère augmentation des prix et une activité soutenue du côté des ventes.
À Saint John, une économie dynamique et un haut niveau de confiance des consommateurs ont contribué à stimuler l'activité du marché immobilier ainsi que l'augmentation du prix moyen des propriétés au cours du deuxième trimestre. Peu à peu, Saint John devient la capitale énergétique de la côte Est; une nouvelle raffinerie de pétrole y a été construite et d'autres projets, tels que la remise à neuf de la centrale nucléaire, devraient être réalisés dans un proche avenir.
À Charlottetown, le marché de l'habitation a enregistré un solide début de deuxième trimestre, puis il a commencé à afficher une activité plus modérée vers la fin de cette période, ce qui s'est traduit par des hausses modestes du prix moyen des propriétés. Les élections provinciales, qui ont marqué l'arrivée d'un nouveau gouvernement, ont contribué à la légère baisse d'activité au cours du trimestre. Le gel des évaluations pour une période de trois ans, imposé par le gouvernement, devrait aider à améliorer les conditions du marché.
À St. John's, l'activité est demeurée stable et les prix moyens des maisons ont augmenté au cours du deuxième trimestre, au moment où l'on a commencé à observer une pénurie de propriétés à vendre dans la ville. L'optimisme suscité par une économie dynamique et le niveau élevé de confiance des consommateurs a également pu s'appuyer sur l'enthousiasme généré dernièrement par l'annonce de la reprise du projet d'exploitation pétrolière Hebron-Ben Nevis dans la région, nouvelle attendue depuis longtemps. Les prix demeurent abordables, et tout semble indiquer que ce marché conservera son dynamisme.
À Montréal, la forte demande des acheteurs, qui a exercé des pressions à la hausse sur les prix et favorisé le dynamisme du marché, s'est traduite par un deuxième trimestre plus vigoureux que prévu. Avec un nombre de propriétés à vendre légèrement plus élevé comparativement à la même période l'an dernier, le marché a affiché des conditions plus équilibrées, favorisant moins les vendeurs. Ces derniers étaient nettement plus avantagés au cours des dernières années. Westmount continue d'attirer de jeunes professionnels et des baby-boomers qui apprécient le cachet et le caractère luxueux de ce quartier recherché. En raison de différents facteurs fondamentaux favorables, le marché de l'habitation à Montréal devrait demeurer dynamique jusqu'à la fin de l'année. Une confiance élevée des consommateurs, une forte demande ainsi qu'une économie florissante continueront à favoriser la demande et à garder le marché très actif.
À Toronto, le marché de la revente domiciliaire a connu un deuxième trimestre solide, marqué par une activité record ainsi que par une hausse du prix moyen des propriétés. Cette performance meilleure que prévue a été marquée par une très forte demande comblée de justesse, compte tenu du nombre de propriétés sur le marché. On a souvent observé des cas d'offres multiples sur le marché des maisons individuelles, ce qui s'est traduit par des périodes d'inscription moyennes plus courtes par rapport au trimestre comparable de l'an dernier. On prévoit d'ici la fin de l'année une activité encore forte, bien que plus modérée, sur le marché de l'habitation; de plus, l'augmentation du prix des propriétés s'annonce modeste.
Ottawa a conservé le titre de marché domiciliaire le plus stable au Canada, en raison d'une demande fixe pour un nombre comparable de propriétés à vendre, ce qui s'est traduit par une hausse modérée du prix moyen des propriétés. Au deuxième trimestre, on a observé une grande activité parmi tous les groupes d'acheteurs. Nombre de premiers acheteurs ont profité des taux d'intérêt relativement peu élevés. D'ici la fin de l'année, le marché de l'habitation à Ottawa devrait être aussi dynamique qu'il l'a été tout au cours du deuxième trimestre : fort et stable, avec une hausse modeste du prix moyen des propriétés et des conditions équilibrées.
À Winnipeg, le marché de l'habitation, effervescent pendant tout le deuxième trimestre, devrait le rester pour le reste de l'année. Les récentes élections au Manitoba ont entraîné une augmentation des dépenses du gouvernement, particulièrement dans les infrastructures, ce qui s'est traduit par la création de nombreux emplois et la revitalisation de plusieurs quartiers et, conséquemment, par une augmentation du nombre d'acheteurs. Le marché des appartements en copropriété demeure très actif à Winnipeg, car nombre de premiers acheteurs et de baby-boomers sont charmés par le fait que ce type d'habitation ne nécessite que peu d'entretien. Même si l'offre pour de nouvelles constructions de ce genre augmentera considérablement en 2007, la demande toujours très forte exercera des pressions sur le marché.
Regina a connu un marché de l'habitation en plein essor, soutenu par un marché de l'emploi extraordinaire et une économie diversifiée. Dans les provinces de l'Ouest, de récentes campagnes publicitaires très dynamiques, décrivant Regina comme une ville où il fait bon vivre, ont attiré de nombreux acheteurs. Un élément nouveau à Regina est la croissance rapide du marché des appartements en copropriété, type d'habitation devenu le favori des nouveaux acheteurs.
Avec des conditions fondamentales similaires à celles de Regina, le marché à Saskatoon a été fébrile au cours du deuxième trimestre; des hausses de prix encore plus considérables y ont été enregistrées. Un nombre très limité de propriétés à vendre et une très forte demande ont propulsé les prix à la hausse dans toutes les catégories d'habitation; on a observé une augmentation particulièrement élevée dans la catégorie des appartements en copropriété. Le rythme soutenu de l'activité et la hausse des prix ont également eu un effet d'entraînement sur les régions avoisinantes. Le marché de Swift Currant, traditionnellement moins actif, a profité d'une vague d'acheteurs de Saskatoon. Malgré la montée en flèche du prix moyen des propriétés, l'activité du marché, qui a commencé à se stabiliser à la fin du deuxième trimestre, devrait, pour le reste de l'année, se maintenir à un niveau un peu plus modéré, bien que très élevé.
À Calgary, la hausse du nombre de propriétés sur le marché, attribuable aux vendeurs qui ont profité de l'augmentation de la valeur de leur maison, s'est traduite par une hausse plus modeste des prix moyens, comparativement aux augmentations très marquées et à l'activité fébrile enregistrées l'an dernier. Des cas d'offres multiples ont encore été observés au cours du deuxième trimestre, mais beaucoup moins fréquemment qu'au cours des derniers mois. Les périodes d'inscription ont été légèrement plus longues comparativement à l'année dernière; en moyenne, les propriétés sont restées sur le marché pour une période plus longue de 35 %. Bien que l'on prévoie que le marché de Calgary demeurera fort jusqu'à la fin de 2007, il ne devrait pas bénéficier des mêmes conditions que celles observées pendant la majeure partie de 2006.
À Edmonton, le marché de l'habitation a connu un deuxième trimestre solide, marqué par des augmentations supérieures à 10 % des prix moyens des propriétés. Pendant presque tout le deuxième trimestre, la demande a surpassé l'offre, ce qui a entraîné de nombreux cas d'offres multiples. Le marché des appartements en copropriété a enregistré des gains considérables au cours du deuxième trimestre, au moment où de nouveaux projets sur le marché ont exercé une pression à la hausse sur les prix; entre autres, dans le secteur Riverbend/Terwilliger, le prix moyen d'un appartement en copropriété standard a augmenté de 100 %. Même si l'on prévoit une stabilisation du prix des propriétés au cours du prochain semestre, le marché de l'habitation devrait demeurer solide et dynamique pour le reste de l'année.
À Vancouver, on a observé comme à l'habitude un marché printanier vigoureux, où l'on a enregistré des ventes records en raison d'une augmentation soutenue de la demande. Le marché des appartements en copropriété a connu une activité intense au cours du deuxième trimestre, car les acheteurs préfèrent de plus en plus ce type d'habitation qui ne nécessite que peu d'entretien; toutefois, l'offre n'a pas suffi à la demande. La construction de nouveaux appartements en copropriété est limitée, car il n'y aura bientôt plus d'espaces libres pour de tels projets au centre-ville, ce qui limite le nombre d'unités sur le marché dans un avenir rapproché. Un niveau de confiance élevé des consommateurs, soutenu par la prospérité économique de Vancouver, devrait se traduire par une forte activité du marché de l'habitation pour le reste de l'année.
À Victoria, au cours du deuxième trimestre, on a enregistré une hausse du prix moyen des propriétés, attribuable notamment à un marché de l'emploi dynamique, à un niveau de confiance élevé des consommateurs ainsi qu'à un taux d'inflation modéré. Une demande constante a été observée dans toutes les catégories d'habitation; cependant, elle a été plus forte dans la catégorie des appartements en copropriété. Même si l'on a enregistré une augmentation du nombre de propriétés sur le marché au cours du deuxième trimestre, les cas d'offres multiples continuent de se produire à Victoria, où l'on observe des périodes d'inscription moyennes de 30 jours.
Le sondage Royal Lepage sur le prix des maisons au Canada est l'étude la plus importante et la plus complète en son genre au pays. Il contient des renseignements sur sept types d'habitations dans plus de 250 quartiers d'un océan à l'autre. Le présent communiqué fait référence à une version abrégée de ce sondage soulignant la tendance des prix relatifs aux trois types d'habitation les plus courants au Canada, et ce, dans 80 municipalités au pays. Le site Web de Royal LePage, www.royallepage.ca, propose une base de données complète sur les études passées et présentes; les données actuelles seront mises à jour à la fin du deuxième trimestre. Une version imprimable du sondage du deuxième trimestre de 2007 sera offerte en ligne dès le 15 août 2007.
Les prix cités dans le sondage de Royal LePage rendent compte de l'appréciation de Royal Lepage de la juste valeur marchande des habitations étudiées dans chaque ville ou quartier et sont fondés sur les données locales fournies et sur la connaissance du marché des experts en immobilier résidentiel de Royal LePage. Des données historiques remontant au début des années 1970 sont disponibles pour certaines régions.
Source Royal LePage - Journal La Presse |
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Investir dans l'immobilier directement ou par le truchement de la Bourse? |
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J'ai 52 ans. Je prévois prendre ma retraite entre 62 et 65 ans. Ça fait cinq ans que je suis fonctionnaire. J'ai seulement 40 000 $ en REER à la suite de différentes mésaventures. Ma conjointe deviendra retraitée dans un an du gouvernement après 35 ans de service. Nous désirons partir chaque hiver pour deux ou trois mois. Nous aimons beaucoup voyager. Je vis en appartement. Avec ma conjointe, nous avons déjà eu une maison individuelle mais nous l'avons revendue car je suis retourné aux études pour changer de carrière. Donc, nous ne sommes pas intéressés à posséder directement de l'immobilier à revenus, car il faut être sur place pour s'occuper des locataires et que c'est accaparant. Mais l'immobilier est un pilier de l'économie. Actuellement, les prix sont trop élevés. Sous quelle forme pourrais-je investir en Bourse en immobilier? Vous ne parlez que de la possession directe d'immeubles. Est-ce qu'un portefeuille équilibré devrait contenir de l'immobilier autrement que directement? Si oui, sous quelle forme? Quand pensez-vous? L'immobilier est un pilier de l'économie. Et, de ce fait, une pièce maîtresse de l'avoir de tout individu.
Les prix des propriétés tendent à grimper par palier. C'est-à-dire qu'ils peuvent être relativement stables pendant de nombreuses années (voire reculer en récession) pour bondir en quelques années. Au début des années 80, un investisseur immobilier m'avait dit: «Je ne sais pas quand sera la prochaine bonne période pour l'immobilier, mais je puis vous dire que celle-ci sera toujours très bonne.» Effectivement, lorsque survient une période favorable à l'immeuble, les valeurs marchandes grimpent toujours substantiellement. Comme pour l'actuelle période débutée en 1998. En cinq ans à peine, les valeurs marchandes ont presque doublé après avoir littéralement végété entre 1989 et 1997.
Si vous ne possédiez pas une propriété à la fin des années 90, vous avez raté cette phase d'appréciation au risque de vous faire carrément sortir de ce marché. Donc, posséder un immeuble dans son avoir constitue un sérieux atout. Cet immeuble devrait être idéalement un immeuble à revenus avec propriétaire occupant, situé dans un bon quartier près de tous les services. Une maison unifamiliale, bien qu'elle occasionne des dépenses élevées, aura au moins cet avantage de vous maintenir dans le marché immobilier advenant une phase de forte appréciation. Surtout que les gains réalisés à sa vente ne sont pas imposables.
Cela dit, peut-on envisager investir dans l'immobilier par le truchement de la Bourse plutôt que par l'achat direct d'une propriété? Oui, il existe des entreprises oeuvrant dans le secteur immobilier dont les titres s'échangent à la Bourse. Il y a par exemple Brookfield Properties Corporation qui exploite un important parc d'immeubles commerciaux. Mais il y a surtout de nombreuses sociétés de fiducie immobilières dont les unités peuvent être achetées sur le parquet boursier. Au Québec, il y a la société de fiducie Cominar, dont les unités ont plus que doublé depuis dix ans en plus de verser des distributions annuelles non négligeables. Vous trouverez la liste complète de ces sociétés à l'adresse Web suivante: www.sitefind.com/links/Public_Companies/REITs/index.html. Les unités de bon nombre de ces sociétés ont vu leur valeur plus que doubler depuis dix ans, tout comme celles de Cominar.
En dépit de cela, ces placements boursiers ne peuvent pas rivaliser avec la détention directe d'une propriété au chapitre du rendement du capital. La raison: l'important effet de levier propre à la propriété. Vous pouvez financer à hauteur de 90 %, voire plus, l'achat d'un bungalow et à hauteur de 75 % et plus un duplex, triplex, quadruplex ou quintuplex. Cet imposant effet de levier aura pour effet de multiplier par trois et plus le rendement du capital investi. À la Bourse, vu la plus grande variabilité des valeurs marchandes, recourir autant à l'emprunt est trop précaire. C'est pourquoi tirer un trait sur la détention directe d'une propriété comme vous le faites constitue un sérieux handicap à votre processus d'enrichissement.
Par ailleurs, dois-je souligner, les rentes de vos régimes respectifs de retraite, même s'ils appartiennent à des régimes riches, ne peuvent à elles seules vous assurer un niveau de vie à la retraite confortable correspondant à 2,5 fois environ votre seuil de pauvreté (ce seuil est en revenu brut annuel autour de 26 000 $ pour un couple). En plus de ces rentes, il faut accumuler d'autres éléments d'actif, ce qui semble vous faire défaut. Il est donc essentiel que vous mettiez les bouchées doubles pour les dix prochaines années en épargnant bon an, mal an entre 15 % et 20 % de votre revenu annuel. Le but: construire un portefeuille REER et hors REER totalisant quelques centaines de milliers de dollars à la retraite.
Source Claude Chiasson - www.proplacement.qc.ca - Journal Le Devoir |
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Rester locataire pour mieux épargner ou acheter un condo et ne plus épargner |
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Je suis un célibataire de 28 ans et suis à l'emploi du gouvernement fédéral depuis trois ans (ce qui implique que je cotise à un fonds de pension à prestation déterminée qui paiera l'équivalent de mon salaire moyen de mes cinq meilleures années de service à raison de 2 % par année de service). Je débute ma carrière et prévoit que mon salaire actuel augmentera au cours des prochaines années.
Présentement, je demeure en appartement et paie un loyer très bas de 590 $ par mois. Je cotise un montant supplémentaire de 600 $ par mois dans un REER que je gère moi-même à l'aide de fonds indiciels (total de 17 000 $).
Puisque cette cotisation réduit mes impôts, je peux verser un montant additionnel de 300 $ par mois dans des régimes d'achat direct d'actions de compagnies qui versent des dividendes croissants (Banque de Montréal, Banque Scotia, Emera, Fortis et Imperial Oil, pour un total accumulé de 8 000 $).
Les montants versés annuellement dans chaque compagnie sont modestes, certes, mais je vois un potentiel à long terme très intéressant dans cette stratégie.
Je viens de terminer le cours sur le commerce des valeurs mobilières et je suis très à l'aise avec mes stratégies de placement.
J'ai déjà envisagé l'achat d'un duplex ou triplex mais je n'ai aucun intérêt à entretenir un immeuble. De plus, ils sont en général très chers dans ma région. J'opterais plutôt pour l'achat d'un condo de 170 000 $ afin de minimiser le plus possible mon temps consacré aux tâches ménagères et maximiser mon temps consacré aux loisirs.
Alors, voici mon dilemme: quelle stratégie serait selon vous la plus profitable à long terme? L'achat d'un condo avec épargne nulle ou demeurer en appartement le plus longtemps possible afin de maximiser l'épargne?
Un investisseur indécis.
M-O. R.
Gatineau
Condos et maisons unifamiliales ne rapportent aucun revenu. Dépenses et remboursements hypothécaires doivent donc être entièrement assumés à même votre salaire.
De surcroît, les dépenses ne sont pas déductibles d'impôt. Tout l'effort pour payer ces dépenses porte donc sur votre salaire après impôt. En revanche, les gains réalisés à la vente de la propriété ne sont pas imposables.
Comme vous le constatez si bien dans votre lettre, l'achat d'un condo peut être contraignant au point d'annihiler votre capacité d'épargner pendant plusieurs années à venir.
Conséquence: votre enrichissement dépend entièrement de l'appréciation annuelle de la valeur marchande de votre propriété.
Si cette appréciation atteint 5 % ou plus par année, l'achat d'une maison unifamiliale a de bonnes chances de s'avérer tout aussi rentable que l'option de demeurer locataire pour mieux épargner afin de construire plus rapidement son portefeuille d'actions. Même que l'achat d'une telle propriété s'est probablement révélé plus rentable alors que les taux d'appréciation des dernières années ont été bien supérieurs à 5 % (8,9 % pour les 12 derniers mois au Canada).
Le hic: un tel taux d'appréciation peut-il être soutenu à très long terme? Les dix dernières années ont été exceptionnellement favorables à la propriété. Non seulement les taux d'appréciation ont-ils été très élevés, mais ils ont aussi été réalisés dans un contexte de très faible inflation.
Effet de levier
Les propriétaires ont ainsi pleinement bénéficié de l'effet de levier que procure l'endettement, alors que les taux d'intérêt sont longtemps demeurés à des planchers historiques.
Un tel contexte aussi favorable est peu susceptible de perdurer. Déjà les choses se corsent, alors que, depuis deux ans, les taux exigés sur les hypothèques ont nettement grimpé.
Pour ce qui est de la Bourse, le rendement à très long terme se situe historiquement entre 8 % et 10 %. Cela étant la norme, les chances d'obtenir un tel rendement sur ses placements boursiers sont certainement plus élevées que celles de voir la valeur de votre propriété s'accroître de 5 % ou plus par année pendant les trente prochaines années. Dans cette optique, demeurer locataire pour mieux épargner afin de construire plus rapidement son portefeuille de titres m'apparaît être l'avenue la plus rentable.
Une troisième voie s'avère cependant préférable. C'est celle de posséder un petit immeuble à revenus de type propriétaire occupant (s'il est bien entendu acheté à un juste prix) tout en construisant son portefeuille d'actions.
Parce que 70 % de la mensualité hypothécaire sera absorbée par ses revenus de location, le petit immeuble à revenus n'annihile pas votre capacité à épargner. Il la réduit, certes. Mais il vous permettra tout de même d'amorcer la construction de votre portefeuille d'actions. De la sorte, vous bénéficierez à la fois de l'appréciation et de l'effet de levier propre à l'immeuble (surtout que les frais d'intérêt et autres dépenses sont déductibles pour la portion louée de la propriété) et du rendement élevé que procurent à long terme les placements boursiers.
Cette avenue est celle qui, à mes yeux, permettra de vous enrichir le plus rapidement.
Notez par ailleurs que le choix de demeurer locataire pour mieux épargner commande une bonne dose de discipline sur le plan budgétaire. C'est-à-dire que les économies réalisées à ce titre doivent être systématiquement investies et non dépensées.
Pour le reste, votre stratégie de placement est adéquate. Reste à poursuivre la construction de votre portefeuille en canalisant votre épargne dans les actions de grandes sociétés versant de solides dividendes (dans le REER et hors REER). Le but: détenir ultérieurement les actions de huit sociétés distinctes qui vous permettront de participer à quatre ou cinq secteurs prometteurs de notre économie. Quant à votre régime de retraite, il est excellent et composera une part non négligeable de votre avoir à la retraite.
Enfin, veuillez mettre de côté bon an mal an entre 12 % et 15 % de votre revenu annuel brut. Dans le calcul de votre épargne annuelle entrent les reports d'impôt résultant de vos cotisations au REER (reports qui devront être investis et non dépensés) et vos cotisations au régime de retraite de votre employeur.
Source Claude Chiasson Journal Le Devoir |
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Les ménages de dix grands centres urbains ont consacré en moyenne plus de 11 000 $ à des travaux de |
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Selon les résultats de la nouvelle enquête sur l’achat et la rénovation de logements1, diffusés aujourd’hui par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), environ 1,5 million de ménages canadiens vivant dans les dix grands centres urbains visés par l’Enquête2 ont effectué des travaux de rénovation l’année dernière et y ont consacré en moyenne plus de 11 000 $.
« En 2006, plus de 17,3 milliards de dollars ont été dépensés à des travaux de rénovation dans les dix centres urbains à l’étude », a affirmé Bob Dugan, économiste en chef de la SCHL. « En outre, 46 % des propriétaires vivant dans ces centres urbains ont indiqué qu’ils avaient l’intention de procéder à des rénovations d’au moins 1 000 $ cette année ».
L’Enquête sur l’achat et la rénovation de logements fait partie de la gamme enrichie d'enquêtes et de rapports d'analyse que produit la SCHL. Elle vise à rendre compte des dépenses de rénovation effectuées l’année précédente et des intentions d’acheter un logement ou de réaliser des projets de rénovation durant l’année en cours dans dix grands centres urbains du Canada3. Grâce à cette nouvelle enquête, les divers intervenants du secteur de l'habitation auront accès à des renseignements opportuns sur les tendances du marché de la rénovation.
Parmi les ménages ayant rénové leur logement, près de la moitié (47 %) ont dit avoir dépensé à peu près la somme projetée, et plus du tiers ont déboursé davantage qu’ils ne l’avaient prévu. Par ailleurs, 24 % des ménages ont exécuté une partie des travaux eux-mêmes et confié le reste à un entrepreneur. À 40 %, la proportion de ménages ayant préféré laisser à un entrepreneur le soin d’accomplir tout le travail est un peu plus élevée que les 34 % de ménages ayant choisi de tout faire eux-mêmes.
La majorité des ménages ayant rénové leur habitation en 2006 l’ont fait surtout dans le but de la rajeunir, d’en accroître la valeur ou de la vendre (61 %). Dans 30 % des cas, la principale raison était plutôt que le logement nécessitait des réparations. Parmi les genres de travaux réalisés l’an passé, les plus populaires ont été le réaménagement de pièces (34 %), la peinture ou la pose de papier peint (32 %), et la pose de revêtement de sol à surface dure ou de moquette (32 %).
St. John’s présente la plus forte proportion de ménages ayant consacré au moins 1 000 $ à la rénovation de leur logement en 2006 (37 %). Viennent ensuite Halifax (36 %) et Vancouver (30 %).
Quant aux intentions de rénovation pour l’année 2007 dans les dix centres urbains à l’étude, c’est à Edmonton et à Winnipeg qu’elles sont les plus répandues : 51 et 50 % des consommateurs y ont indiqué respectivement qu’ils prévoyaient entreprendre des rénovations d’au moins 1 000 $ cette année. Le plus faible pourcentage (43 %) a été relevé à Toronto ainsi qu’à Vancouver.
En ce qui concerne l’acquisition d’un logement, 8 % des ménages vivant dans les dix grands centres urbains visés par l’Enquête ont l’intention d’acheter en 2007 une habitation qui leur servira de résidence principale. Environ la moitié des acheteurs potentiels n’ont jamais été propriétaires, alors que le taux atteignait 40 % en 2006. La plupart de ces éventuels accédants à la propriété ont entre 25 et 34 ans, et le revenu de leur ménage se situe entre 80 000 $ et environ 100 000 $.
La plus importante proportion de ménages qui pensent acheter une habitation cette année a été enregistrée à Calgary (14 %). Les intentions sont notables à Edmonton également, où 11 % des ménages songent à faire l’acquisition d’un logement en 2007. Montréal et Québec se partagent le dernier rang à ce chapitre, avec des pourcentages respectifs de 6 %.
Mettant à contribution ses 60 ans d’expérience à titre d’organisme national responsable de l’habitation au Canada, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) aide les Canadiens à accéder à un éventail de logements durables, abordables et de qualité, favorisant ainsi la création de collectivités et de villes dynamiques et saines partout au pays.
Pour en savoir davantage, veuillez composer le 1-800-668-2642.
1 St. John’s, Halifax, Québec, Montréal, Ottawa, Toronto, Winnipeg, Calgary, Edmonton et Vancouver
2 L’Enquête sur la rénovation et l’achat de logements est une version revue et augmentée de l’Enquête sur les intentions d’achat ou de rénovation des consommateurs. Menée dans quelques-uns des grands centres urbains du Canada, la nouvelle enquête vise à recueillir des renseignements sur les travaux de rénovation les plus populaires, les logements acquis l’année précédente et les intentions d’achat ou de rénovation pour l’année en cours. L'Enquête comporte des questions sur les motivations des consommateurs et les obstacles auxquels ils doivent faire face, sur le type, la superficie et les prix des habitations, et sur le genre de travaux projeté. Sont également recueillies d’importantes données sur les caractéristiques démographiques des ménages, le revenu, le mode d’occupation et le secteur de la ville.
3 On a demandé aux participants des dix centres urbains s’ils avaient l’intention d’acheter un logement ou de dépenser 1 000 $ ou plus pour rénover leur habitation en 2007. Des questions plus précises sur les intentions d’achat ou de rénovation ont été posées aux ménages de Halifax, Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver.
Pour obtenir gratuitement, en version électronique, le rapport des faits saillants de l’Enquête ainsi que les tableaux détaillés pour chaque centre urbain ou pour les cinq centres réunis, visitez le site Web de la SCHL :
https://www03.cmhc-schl.gc.ca/b2c/b2c/init.do?language=en
https://www03.cmhc-schl.gc.ca/b2c/b2c/init.do?language=fr
Source SCHL |
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La BMO prévoit deux hausses de taux cet été |
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La Banque du Canada aura procédé à deux hausses consécutives des taux d'intérêt avant que l'été ne soit fini, poussant du même coup le huard à de nouveaux sommets, prédisent les économistes de la Banque de Montréal.
Source Éric Desrosiers - Journal Le Devoir |
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